C’est la saison de la macro 🤪😍
Ceux qui apprécient cette discipline adorent le printemps, car c’est sans doute le moment de l’année pour lequel cette pratique est la plus épanouissante. En été, il fait très chaud et les moments propices sont plus réduits (le soir et le matin).
La vraie contrainte, c’est de trouver un jour pour lequel le vent n’est pas trop fort. Le vent est le véritable ennemi du spécialiste de la photographie rapprochée qui aime évoluer dans la nature (en studio le problème est moindre évidemment).
Je vous conseille de repérer des endroits pas très loin de chez vous où vous pourrez déceler des sujets sur une longue période. Pour ma part, je privilégie toujours la proximité d’un point d’eau. En effet, la plupart des animaux ont besoin d’eau pour vivre et accomplir leur cycle biologique. De plus, comme nous allons le voir, l’eau peut nous servir dans nos compositions.
Je vais vous raconter une balade qui a eu lieu sur les bords de l’Argens (petit fleuve s’écoulant dans le Var). La période de prise de vue s’est effectuée entre 12h30 et 14h00
Sortir au milieu de la journée, c’est généralement ce que je déconseille (lumière trop dure, animaux agités). Néanmoins, nous allons voir qu’il n’est pas impossible de faire quelques clichés sympatoches, à ces heures.
À côté du cours d’eau principal se trouvent des marres dans lesquelles s’épanouissent de nombreux batraciens. J’y trouve des grenouilles vertes dont les yeux émergent parmi les algues. J’ai traité ce sujet d’innombrables fois, mais je ne peux pas m’empêcher de prendre quelques photos.

En continuant un peu plus loin, je trouve un coin où les hautes herbes et les graminées prolifèrent. De nombreux organismes vivent dans ce type d’écosystème. En cette saison, les juvéniles de sauterelle sont nombreux. Ils représentent un sujet facile, car ils restent dociles face à mon appareil.

C’est alors que, virevoltant parmi les brins d’herbe, j’aperçois une saltique (une araignée sauteuse). J’adore ces animaux, car ils sont très beaux, souvent colorés et les observer est un plaisir. Je monte un flash cobra sur mon boîtier et j’ajoute un diffuseur sur le bout de l’objectif afin d’atténuer (et diffuser) la force de l’éclair. Je ne suis pas un grand fan des flashs, mais ils ont l’avantage de nous aider à figer le mouvement. De plus, ils nous permettent de d’obtenir des couleurs plus vives. Pour certains sujets, cela peut être intéressant. Photographier une saltique est autrement plus compliqué qu’une sauterelle. Elle bouge constamment et il s’agit d’un animal dépassant rarement un centimètre. De plus, il faut précisément faire le point sur ses grands yeux, sinon l’image est ratée. Je prends quelques clichés. Trois d’entre eux me semblent réussis.



Un peu plus loin, au bord d’un plan d’eau, j’ai repéré une grande libellule que j’ai identifiée comme un Gomphe. En raison du moment de la journée (mal choisi), je ne suis pas arrivé à le photographier convenablement. Il était très actif et faisait des va-et-vient au soleil. Au moment auquel j’allais renoncer, j’ai repéré un autre spécimen qui venait d’effectuer sa métamorphose et attendait au soleil que son exosquelette durcisse. L’animal était complètement immobile. Il y avait beaucoup d’éléments autour (brins d’herbe) qui m’ont empêché de réaliser le cliché parfait. Je ne voulais pas trop l’embêter. Je suis resté longtemps à tenter de tirer parti de cette belle découverte.


Un peu plus loin, j’ai finalement trouvé un second spécimen qui était situé plus à l’ombre. Ce fut une aubaine pour moi, car dans cette situation, la lumière est plus douce et produit des clichés plus nuancés. J’ai alors joué avec le reflet du soleil se répercutant dans le plan localisé à côté. Pour ce type d’image, il « suffit » d’adopter le bon angle.



Voilà pour cette sortie photo d’environ 1h30. Le printemps est décidément la saison de la macro.
Si ce format vous plaît je recommencerai à partager mes sorties et pas seulement dans le domaine de la photo rapprochée. Laissez un commentaire et dites-moi si vos sorties sont prolifiques.

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