Macro en automne : jouer avec le soleil bas, les mantes, la rosée et les champignons

On associe souvent la macro au printemps et à l’été, à la saison des papillons, des libellules et des prairies en fleurs. Et pourtant, chaque année, c’est en automne que je ressors mon objectif macro avec le plus d’envie. Les sujets se font plus discrets, c’est vrai, mais la lumière, elle, devient un formidable terrain de jeu. Le soleil reste bas toute la journée, la rosée s’attarde le matin, les champignons sortent après les pluies et les dernières mantes profitent des ultimes rayons de chaleur. Dans cet article, je vous emmène à travers une sélection d’images prises en cette saison (ou qui auraient pu l’être), avec pour chacune les réglages utilisés et ce qui, à mon sens, fait qu’elle fonctionne.

Petite précision avant de commencer : toutes ces photos, à une exception près, ont été réalisées avec le même objectif, mon vieux Sigma 150 mm macro, utilisé successivement sur un D700, un D800 puis un Z6 II. Comme quoi, on n’a pas besoin de changer de matériel tous les ans pour renouveler son regard 😉

Mante religieuse brune sur une branche, à contre-jour, au-dessus de feuilles rouges d’érable du Japon

Nikon Z6 II · Sigma 150 mm f/2.8 · f/3.3 · 1/4000 s · ISO 100
Tout repose ici sur la rencontre de deux plans. La mante, brune et à contre-jour, se détache sur un ciel clair, tandis que les feuilles d’érable rouges, plus proches et légèrement floues, apportent une tache de couleur vive dans le bas de l’image. La grande ouverture sépare les plans sans rendre l’érable illisible, et la branche en diagonale guide l’œil vers l’insecte. Avec un ciel aussi lumineux, la vitesse monte toute seule à 1/4000 s, ce qui écarte au passage tout risque de flou de bougé.

Pourquoi l’automne est une bonne saison pour la macro

Ce que j’aime avant tout en automne, c’est la hauteur du soleil. En été, il faut se lever très tôt ou attendre la toute fin de journée pour profiter d’une lumière rasante. En automne, cette lumière douce et dorée dure beaucoup plus longtemps, et elle devient un véritable outil : elle découpe les silhouettes, fait briller les gouttes, traverse les feuilles et transforme le moindre brin d’herbe en sujet graphique. Ajoutez à cela l’humidité des matinées et la palette de couleurs qui vire au roux, et vous avez tous les ingrédients pour sortir des images un peu différentes.

Graminées en silhouette devant le soleil couchant, photographiées au téléobjectif macro

Nikon D800 · Sigma 150 mm f/2.8 · f/3.5 · 1/1250 s · ISO 100
Je n’ai pas cherché ici à rendre un sujet net et détaillé, mais plutôt une ambiance. En exposant pour le ciel, les graminées passent en silhouette, et la faible profondeur de champ transforme les épis du premier plan en simples traits sombres. Le soleil, coupé par le bas du cadre, ancre l’image et réchauffe toute la partie inférieure, avec un dégradé qui glisse doucement vers le gris en haut.

Et puis l’automne n’est pas seulement la saison de ce qui se fane. Au début de la saison, il reste des fleurs, et certaines n’attendent même que ce moment pour s’ouvrir. C’est le cas des colchiques, qui surgissent dans les prés quand on ne les attend plus. Leur cycle est d’ailleurs étonnant : les fleurs apparaissent seules à l’automne, sans feuilles, tandis que les feuilles et les fruits ne sortent qu’au printemps suivant. Une petite mise en garde au passage : toute la plante est très toxique, on la photographie, on ne la cueille pas !

Deux colchiques mauves photographiés au ras du sol à travers la végétation

Nikon D800 · Sigma 150 mm f/2.8 · f/3.8 · 1/320 s · ISO 280
Pour cette image, je me suis placé au ras du sol, et j’ai photographié à travers la végétation du premier plan. Ces herbes, très proches de l’objectif, se fondent en un voile vert qui enveloppe les fleurs et donne ce rendu presque aquarellé. Les pétales, légèrement translucides, captent la lumière, et les deux colchiques semblent dialoguer, l’un penché vers l’autre. Une image tout en douceur, qui contraste avec les contre-jours plus graphiques de la suite de l’article.

Tiges sèches en contre-jour devant le soleil couchant, ciel bleu et orangé

Nikon D800 · Sigma 150 mm f/2.8 · f/4 · 1/320 s · ISO 100
Deux tiges sèches, une seule nette. La mise au point sur la tige de gauche laisse l’autre se dissoudre dans la lumière, et ce jeu entre le net et le flou suffit à créer de la profondeur. Le bleu du ciel en haut et l’orangé du soleil en dessous forment un fond en deux couleurs, et les lignes fines des tiges viennent le dessiner comme un trait de plume.

Faire du soleil un décor

C’est sans doute la technique que j’utilise le plus en automne. Le principe est simple : on aligne le sujet avec le soleil, et on fait la mise au point sur le sujet. Le soleil, complètement flou, devient alors un grand disque lumineux qui sert de décor. Plus la focale est longue et plus l’ouverture est grande, plus ce disque prend de la place dans l’image, et c’est là qu’un 150 mm macro fait des merveilles. Il suffit ensuite de se déplacer de quelques centimètres pour placer le disque exactement où on le souhaite dans le cadre, derrière le sujet ou légèrement décalé.

Une précaution importante tout de même : avec un reflex, ne regardez jamais le soleil à travers le viseur optique, surtout avec une longue focale. Vos yeux ne vous le pardonneraient pas. Travaillez en visée écran, ou privilégiez les moments où le soleil est très bas et voilé par la brume. Avec un hybride, l’œil ne risque rien, mais évitez quand même de laisser le capteur exposé longtemps au soleil direct.

Tige sèche aux graines suspendues devant le disque flou du soleil voilé

Nikon D800 · Sigma 150 mm f/2.8 · f/3.5 · 1/1600 s · ISO 100
Le soleil, voilé, occupe presque tout le haut de l’image. La tige nette traverse le cadre en diagonale, avec ses petites graines suspendues comme des clochettes, tandis qu’une seconde tige, floue, lui fait écho en arrière-plan. La tonalité quasi monochrome renforce le côté épuré de la composition : il n’y a qu’une ligne, un cercle, et rien d’autre pour distraire le regard.

Gouttes d’eau suspendues à un rameau devant un disque de lumière flou, tons bleutés

Nikon D800 · Sigma 150 mm f/2.8 · f/4 · 1/320 s · ISO 200
Même principe, mais dans une ambiance froide. Les gouttes suspendues aux rameaux agissent comme de minuscules lentilles et renvoient chacune un reflet de lumière. Le disque flou, placé à droite, équilibre l’image face aux gouttes nettes en haut à gauche, et la grande zone sombre au centre laisse respirer l’ensemble. La balance des blancs froide accentue la sensation de matin humide.

Trèfle en silhouette devant un grand disque de lumière orangée

Nikon D700 · Sigma 150 mm f/2.8 · f/4 · 1/320 s · ISO 640
Un simple trèfle, le genre de sujet qu’on enjambe sans y penser. Placé devant le disque lumineux, il devient une silhouette parfaitement lisible, avec ses trois folioles en forme de cœur. Le fond passe d’un orangé chaud à un bleu profond dans le coin inférieur, et cette opposition de couleurs donne à l’image une vraie présence malgré la simplicité du sujet.

Les dernières mantes religieuses

La mante religieuse est un insecte qui aime la chaleur, et la Provence lui convient à merveille. Les adultes s’accouplent à la fin de l’été, puis la femelle fixe ses œufs à une tige ou une branche, dans une oothèque, une sorte d’étui à l’aspect mousseux qui durcit en séchant. Les adultes, eux, ne survivent pas aux premiers gels, et ce sont les œufs qui passent l’hiver à l’abri. Autrement dit, en fin d’automne, chaque mante croisée est peut-être l’une des dernières de la saison.

Bonne nouvelle pour le photographe : avec la fraîcheur, elles deviennent plus lentes et se laissent approcher plus facilement.

Mante religieuse de profil agrippée à une vrille, sur fond clair

Nikon Z6 II · Sigma 150 mm f/2.8 · f/8 · 1/1600 s · ISO 100
Ici, j’ai fermé à f/8 pour que toute la mante soit nette, de la pointe des antennes au bout des ailes. Comme elle est de profil, presque parallèle au capteur, cette ouverture suffit à couvrir tout le corps. Le fond clair, volontairement lumineux, met en valeur la silhouette, et la lumière qui traverse les pattes ravisseuses en révèle les épines. La vrille enroulée sur laquelle elle s’agrippe apporte une ligne souple qui répond aux angles de l’insecte.

Silhouette de mante religieuse en ombre chinoise devant le soleil

Nikon Z6 II · Sigma 150 mm f/2.8 · f/3.5 · 1/8000 s · ISO 100
Un traitement radicalement différent de la précédente. En me plaçant pour avoir le soleil juste derrière elle, j’ai transformé l’insecte en ombre chinoise. La sous-exposition fait disparaître tous les détails au profit de la forme pure : la tête triangulaire, les antennes, les pattes ravisseuses levées. C’est la preuve qu’un même sujet peut donner des images très différentes selon la position qu’on choisit face à la lumière.

La rosée du matin

Les matinées d’automne sont souvent humides, et la rosée offre de belles occasions avant que le soleil ne l’évapore. Le bon moment se situe quand le soleil commence à éclairer la végétation : les gouttes s’illuminent, et celles de l’arrière-plan se transforment en disques de lumière. Il faut alors travailler vite, car le spectacle ne dure parfois qu’une demi-heure.

Brin d’herbe couvert de gouttes de rosée, avec un bokeh de cercles lumineux en arrière-plan

Nikon D800 · Sigma 150 mm f/2.8 · f/4 · 1/500 s · ISO 100
Le brin d’herbe traverse l’image en diagonale, avec ses gouttes alignées comme des perles. Tout autour, les gouttes de rosée de l’arrière-plan, éclairées à contre-jour, deviennent de grands cercles clairs, et on distingue même dans certains d’entre eux la silhouette des brins qui les portent. C’est ce petit détail qui rend le bokeh vivant plutôt que simplement décoratif.

Goutte d’eau au bout d’une feuille recourbée, avec un reflet et un éclat de lumière en étoile

Nikon D800 · Sigma 150 mm f/2.8 · f/10 · 1/200 s · ISO 360
Une seule goutte, mais elle suffit. Suspendue à l’extrémité d’une feuille recourbée, elle reflète le paysage à l’envers, et un petit éclat de lumière en forme d’étoile vient la faire scintiller. J’ai fermé à f/10 pour avoir la goutte entièrement nette, tout en gardant un fond vert assez flou pour qu’elle s’en détache. La courbe de la feuille dessine une sorte de point d’interrogation, qui donne à l’image un côté presque ludique.

Les champignons : se mettre à leur hauteur

Après les pluies d’automne, les champignons sortent un peu partout, et ce sont des sujets parfaits pour la macro : ils ne bougent pas, ils sont souvent très graphiques, et ils se prêtent à toutes sortes de mises en scène. Le secret, c’est de descendre à leur niveau. Photographié d’en haut, un champignon reste un champignon. Photographié au ras du sol, il devient un personnage, avec un décor et une atmosphère. Cela demande de s’allonger dans l’humidité (prévoyez un tapis ou un vieux sac poubelle), mais le résultat en vaut largement la peine.

C’est aussi une situation où la stabilité compte beaucoup, car on travaille souvent en sous-bois, avec peu de lumière. Si le sujet vous intéresse, j’en parle plus en détail dans mon article sur comment se stabiliser en macrophotographie.

Deux champignons aux chapeaux mouchetés photographiés au ras du sol

Nikon D800 · Sigma 150 mm f/2.8 · f/5.6 · 1/640 s · ISO 1100
Deux chapeaux qui se penchent l’un vers l’autre, comme un vieux couple. En me plaçant au ras du sol, le terrain du premier plan devient un flou brun qui enveloppe les pieds, et l’arrière-plan se fond dans les mêmes tons. Cette harmonie presque monochrome met en valeur la texture des chapeaux mouchetés. J’ai fermé un peu, à f/5.6, pour que les deux champignons soient nets malgré leur léger décalage en profondeur.

Petit champignon brun sur un tapis de mousse, arrière-plan lumineux

Nikon D700 · Sigma 150 mm f/2.8 · f/4.2 · 1/160 s · ISO 320
Un tout petit champignon, perdu dans un tapis de mousse. Je l’ai placé à droite du cadre pour laisser de l’espace à la lumière claire de l’arrière-plan, qui apporte une touche chaude face au vert de la mousse. Les bandes de flou successives, au premier plan comme à l’arrière, donnent l’impression d’un paysage miniature, presque une forêt vue à l’échelle du champignon.

Champignon pâle au pied fin sur fond clair, premier plan vert flou

Nikon Z6 II · Sigma 150 mm f/2.8 · f/8 · 1/50 s · ISO 100
Une image très épurée : un champignon pâle, un fond clair, un premier plan vert et flou, et beaucoup d’espace vide. Le placement en haut du cadre et la grande zone verte en dessous donnent l’impression que le champignon émerge d’une brume. À 1/50 s avec un 150 mm, la stabilité devient indispensable : c’est typiquement le genre de situation où un appui solide fait toute la différence.

Une rencontre inattendue, mais possible

Quand on passe du temps au ras du sol, on finit toujours par croiser quelqu’un. Ce jour-là, j’étais venu pour les petits champignons de la mousse, et c’est une rainette qui m’attendait quelques mètres plus loin, immobile au milieu des lichens. Avec son bandeau sombre qui s’arrête juste derrière l’œil, il s’agit sans doute d’une rainette méridionale, l’espèce la plus courante en Provence. Par temps doux et humide, les amphibiens peuvent se montrer bien au-delà de la belle saison, et c’est tout l’intérêt de garder l’œil ouvert : on part photographier un sujet, et on revient avec un autre.

Rainette verte posée au ras du sol au milieu des lichens, photographiée de profil à hauteur d’yeux

Nikon D700 · Sigma 150 mm f/2.8 · f/5.6 · 1/320 s · ISO 1000
Pour une rencontre comme celle-ci, il faut descendre à hauteur d’yeux, lentement, pour ne pas faire fuir l’animal. La rainette est placée à gauche du cadre et regarde vers la droite, ce qui laisse de l’espace devant elle et donne une direction au regard du lecteur. Les lichens du premier plan, très flous, encadrent la scène, et les tons rouille de la pierre font écho à ceux du rocher en arrière-plan. J’ai fermé à f/5.6 pour que la tête et l’œil soient parfaitement nets : sur un portrait animal, c’est l’œil qui fait tout.

Les feuilles mortes en très gros plan

On a tous photographié un jour une jolie feuille rousse posée sur le sol. Mais je trouve que la feuille morte devient vraiment intéressante quand on s’en approche au point d’oublier qu’il s’agit d’une feuille. Les nervures se transforment en lignes de force, les taches en motifs, et la texture devient le véritable sujet de l’image. Pour ce type de photo, j’ai fait un choix technique particulier, qui mérite quelques explications.

En très gros plan, la profondeur de champ devient minuscule, et une feuille n’est jamais parfaitement plane. J’ai donc fermé jusqu’à f/20 pour obtenir une netteté suffisante sur toute la surface. C’est un compromis : à des ouvertures aussi petites, la diffraction commence à adoucir les détails, et la perte de lumière oblige à monter en ISO pour garder une vitesse confortable. Sur ces deux images, je suis monté jusqu’à 3200 ISO pour l’une d’elles. Le bruit reste bien maîtrisé, et le gain en profondeur de champ compense largement la légère perte de piqué.

Gros plan de la texture et des nervures d’une feuille de hêtre morte

Nikon D800 · Sigma 150 mm f/2.8 · f/20 · 1/320 s · ISO 3200
La nervure centrale coupe l’image verticalement, et les nervures secondaires partent en chevrons de part et d’autre, comme une arête de poisson. Entre elles, le réseau des petites veines forme une texture presque cartographique. La lumière douce et uniforme évite les ombres trop marquées et laisse la couleur cuivrée s’exprimer pleinement.

Gros plan des nervures d’une feuille d’automne rouge tachetée

Nikon D800 · Sigma 150 mm f/2.8 · f/20 · 1/320 s · ISO 560
Prise le même jour que la précédente, avec les mêmes réglages de base, cette feuille rouge montre à quel point la couleur change la lecture d’une image. Les taches sombres, qui pourraient passer pour des défauts, deviennent ici un motif à part entière et rythment la surface. La composition reprend la même structure en chevrons, ce qui fait de ces deux images un joli diptyque.

Mon conseil : chercher une ligne plutôt qu’un sujet

Si je devais retenir une seule chose de mes sorties d’automne, ce serait celle-ci : on n’a pas toujours besoin d’un « beau sujet ». Une tige sèche, une vrille, quelques feuilles en silhouette suffisent, à condition de chercher une ligne, une forme, une idée plutôt qu’un objet à documenter. C’est une approche que je développe beaucoup dans mon guide de la photo minimaliste, et l’automne s’y prête particulièrement bien, avec ses végétaux dépouillés et ses lumières rasantes.

Feuilles fines et courbes en silhouette noire sur un ciel blanc

Nikon D800 · Sigma 150 mm f/2.8 · f/4 · 1/2500 s · ISO 100
Quelques feuilles longues et fines, réduites à des silhouettes noires sur un ciel blanc. Il ne reste que des courbes qui s’élancent, se croisent et se répondent, presque comme une calligraphie. L’arrière-plan sombre et flou en bas de l’image suggère un paysage sans le montrer, et donne une assise à la composition.

Vrille de plante enroulée en spirale devant le soleil couchant

Nikon D750 · Nikon 24-70 mm f/2.8 à 70 mm · f/5.6 · 1/2500 s · ISO 100
La seule image de cette sélection qui n’a pas été faite au 150 mm, et c’est justement pour cela que je la garde pour la fin. Une vrille enroulée en spirale, le soleil couchant en dessous, et une seconde vrille floue qui répond en écho dans le coin supérieur. Pas besoin d’objectif macro pour ce genre d’image : il suffit d’avoir l’œil attiré par une forme, et de prendre le temps de l’aligner avec la lumière.

Conclusion

L’automne n’est peut-être pas la saison la plus riche en sujets pour la macro, mais c’est sans doute l’une des plus généreuses en lumière. Le soleil bas permet de jouer avec les contre-jours et les silhouettes tout au long de la journée, la rosée et les champignons offrent de nouveaux terrains de jeu, et les dernières mantes nous rappellent que la saison des insectes n’est pas tout à fait terminée. Alors, la prochaine fois que vous sortirez, essayez de chercher la lumière avant le sujet.

Et vous, quel est votre sujet préféré en automne ? Dites-le-moi en commentaire, je suis curieux de découvrir vos idées !

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Pour identifier vos rencontres

  • INPN (Inventaire national du patrimoine naturel, Muséum national d’Histoire naturelle) : la référence pour toutes les espèces présentes en France, avec leurs fiches et leur répartition.
  • Tela Botanica : le réseau des botanistes francophones, pour identifier fleurs et plantes, colchiques compris.
  • MycoDB : une base de données mycologique très complète. Rappel important : une photo ne suffit jamais pour décider de la comestibilité d’un champignon.
  • OPIE (Office pour les insectes et leur environnement) : pour tout savoir sur les insectes, mantes en tête.
  • Société herpétologique de France : la référence pour les amphibiens et les reptiles.
  • Faune-PACA : pour consulter les observations naturalistes en Provence, et partager les vôtres.

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